Pour un départ à la retraite en fonction de l’espérance de vie

Voici une petite idée toute simple pour ne plus avoir à réformer le régime de retraites à chaque changement de dirigeant politique tout en le sauvegardant durablement et en le rendant plus juste.

 

Les objectifs recherchés

Le système des retraites français se fonde sur le principe de la répartition. Les actifs financent les retraites de ceux qui ont eux-mêmes cotisés pour les générations précédentes. Le souci auquel la France est aujourd’hui confrontée est la chute du rapport démographique cotisants/bénéficiaires.

Tandis qu’en 1975, 3,14 personnes cotisaient pour 1 retraité, ce rapport était de 1,30 en 2014. Les cotisations sont par conséquent plus élevées pour les actuels cotisants.

En outre, l’espérance de vie n’est plus comme autrefois. En effet, entre 1950 et 2015, l’espérance de vie des hommes a augmenté de 16,6 ans et celle des femmes de 16,4 ans. Les actifs cotisent par conséquent moins longtemps du fait d’études plus longues, mais bénéficient bien plus longtemps qu’auparavant du système des retraites.

L’objectif serait par conséquent d’accroître ce rapport démographique en allongeant intelligemment et durablement la durée des cotisations sans baisser le niveau de retraite. Cette mesure permettrait alors une baisse des cotisations basées sur les revenus des travailleurs en activité qui aurait pour conséquence d’accroître le niveau de vie des français, mais aussi, de répondre à l’actuel danger auquel fait face notre système des retraites.

 

Les risques à éviter

Nous sommes conscients que cette idée puisse être à l’origine de vives critiques. Les français ont pour réputation d’être particulièrement réticents face au changement, et dans le cas présent, cela peut se comprendre.

L’entrée en vigueur d’une telle mesure entraineraient certainement les travailleurs à se mettre en grève, d’importantes manifestations pourraient se tenir et les syndicats crieraient sûrement au scandale. La France aurait à gérer le mécontentement de français défavorables à cette initiative.

Avec un report de l’âge de la retraite, les français auraient à travailler plus longtemps et à un âge plus avancé.

Il devient alors indispensable d’assurer aux salariés senior l’accès au marché de l’emploi. Le risque étant que les chiffres du chômage augmentent et que le déficit de l’assurance chômage ne se creuse davantage.

De même, le cas de la pénibilité du travail sera pris en compte. Une liste des emplois en question devra être établie.

 

Proposition de mise en œuvre concrète

Pour répondre à cette nécessité d'accroître le rapport démographique cotisants/bénéficiaires, nous ne pouvons faire l’économie de l’extension de la durée de cotisation.

Mais pour y parvenir de manière intelligente et durable, notre proposition de mise en œuvre concrète impliquerait plusieurs axes.

Tout d’abord, une unification des différents régimes des retraites. Pourquoi TOUS les français ne pourraient pas avoir les mêmes droits ?

Deuxièmement, pour que ce système des retraites soit équitable, il serait intéressant d’indexer l’âge du départ à la retraire sur l’espérance de vie.

L’espérance de vie est différente entre les hommes et les femmes. Dans un souci d’équité, la base de ce calcul serait une moyenne de l’espérance de vie des français. Cette moyenne serait revue tous les 5 ans afin d’être au plus proche de la réalité.

Le départ à la retraite se ferait 15 ans avant cette moyenne. Les français auraient par conséquent à travailler jusque 68 ans avant de pouvoir en bénéficier.

Le système proposé prendrait par conséquent en compte la durée des études aujourd’hui plus longues, mais aussi, la durée de vie qui s’est considérablement allongée. Le rapport entre les cotisants et les retraités sera par cette mesure significativement améliorée et permettre ensuite la baisse les cotisations mensuelles ce qui entrainerait une augmentation du niveau de vie des français.