Demander l'asile signifie demander protection à la France. Avoir besoin d'une protection veux dire que son gouvernement est dans l'incapacité d'assurer la sécurité de la personne ce qui peut entraîner en cas de retour dans le pays une exposition à y être persécuté.

Ainsi, il faut justifier du caractère manifestement fondé de la demande d'asile qui doit donc impérativement passer par l'exposé des raisons pour lesquelles on craint d'être persécuté en cas de retour dans le pays dont on a la nationalité.

Lors du passage au GUDA, les services préfectoraux remettent au demandeur d’asile le formulaire de demande d’asile. 

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Une demande de réexamen est une demande de protection internationale présentée après qu’une décision définitive de rejet a été prise sur une demande antérieure, ou lorsque l’Office a pris une décision définitive de clôture (la décision de clôture par l'Ofpra devenant définitive après un délai de neuf mois), ou enfin lorsque le demandeur a quitté le territoire français, y compris pour retourner dans son pays d’origine.

Donc, après le rejet définitif de sa demande d’asile, si le demandeur peut invoquer des faits nouveaux (postérieurs à la décision de la CNDA ou, si antérieurs, dont il n’avait pas connaissance), il peut solliciter le réexamen de sa demande.

Condition pour la demande de réexamen de la demande d'asile

 Le fait nouveau n’est pas une preuve nouvelle. La demande de réexamen n’est pas acceptée si vous rapportez un élément qui ne fait que confirmer vos déclarations orales ou écrites de la précédente demande. 

Un élément nouveau n’est pas obligatoirement un document écrit. Il peut s’agir d’un événement  que vous pouvez faire valoir par simple déclaration orale. Mais dans ce cas, la difficulté est de prouver cet événement ; les chances de succès sont faibles et dépendent alors du caractère précis et circonstancié de vos déclarations à l’appui de l’événement invoqué.  

Il n’y pas de délai pour faire la demande. En pratique, vous faites la demande lorsque vous avez connaissance d’un fait nouveau. 

La procédure de dépôt de la demande de réexamen

L’introduction de la demande de réexamen est précédée d’un nouvel enregistrement auprès du préfet compétent selon la procédure prévue à l’article R. 723-1 du CESEDA (remise d’une attestation de demande d’asile selon la procédure prévue à l’article R. 741-4).

Pour ce faire, le demandeur d'asile doit se présenter de nouveau devant le pré-accueil et le guichet unique. La préfecture n'est pas compétente pour examiner les éléments nouveaux. Elle doit donc se contenter d’accéder à votre demande sans vérifier les éléments nouveaux que vous apportez à votre demande.

Aussi, la préfecture remet une attestation de demande d’asile valable 1 mois et le demandeur d'asile saisit l’OFPRA sous 8 jours

La demande de réexamen est rédigée sur un imprimé spécifique, disponible en préfecture, et doit être adressée à l'Ofpra . En cas d’incomplétude, un délai supplémentaire de 4 jours est accordé au demandeur par l'Ofpra pour compléter son dossier.

L'examen de la demande de réexamen

L’OFPRA enregistre la demande et examine la recevabilité de celle-ci sous 8 jours.

L’instruction d’une demande de réexamen commence par un examen préliminaire des faits et éléments présentés par le demandeur, intervenus postérieurement à la décision définitive prise sur une demande antérieure ou dont il est avéré qu’il n’a pu en avoir connaissance que postérieurement à cette décision.

À l’issue de l’examen préliminaire : ƒ

  • s’il apparaît que la demande de réexamen ne repose sur aucun élément nouveau, ou que les faits ou éléments nouveaux n’augmentent pas de manière significative la probabilité que le demandeur justifie des conditions requises pour prétendre à une protection, l’Office peut prendre une décision d’irrecevabilité et l'attestation d'asile n'est pas renouvelée.

Cette décision d’irrecevabilité est notifiée à l’intéressé par lettre recommandée avec demande d’avis de réception. L’Office informe le préfet compétent et l’Office français de l’immigration et de l’intégration de la décision prise. Il communique au préfet, à sa demande, copies de cette décision et de l’avis de réception. ƒ

  • si des faits ou éléments nouveaux augmentent de manière significative la probabilité que le demandeur justifie des conditions requises pour prétendre à une protection, ou si l’Office décide de poursuivre l’examen de la demande de réexamen, il convoque le demandeur à un entretien (sauf décision positive ou raisons médicales, durables et indépendantes de la volonté de l’intéressé, interdisant de procéder à cet entretien) aux fins d’un examen au fond.

L’Office en informe sans délai le préfet compétent. En application de l’article L. 723-2-I 2° du CESEDA, l’Office statue en procédure accélérée lorsque la demande de réexamen n’est pas irrecevable.

Dans la plupart des cas, la préfecture considère souvent qu'une demande de réexamen est abusive ou demandée pour empêcher une mesure d’éloignement. Celle-ci place automatiquement la demande en procédure accélérée.

En cas de décision de rejet, un recours est possible devant la CNDA. 

NB : Dans l’hypothèse où le demandeur avait bénéficié de l’aide juridictionnelle lors de sa première demande, la loi prévoyait que la personne ne puisse y faire appel une seconde fois. La réforme a abrogé cette disposition et la personne en réexamen peut solliciter l’aide juridictionnelle dans les mêmes conditions qu’une première demande.

ATTENTION : Se rendre à la préfecture pour déposer une demande de réexamen n’est pas sans risque même si elle n’est pas en droit de vous interpeller. Il est vivement conseillé de prendre vos précautions et de se prémunir d'informations auprès d’une association.

1 - Rappel de la définition d'un réfugié

Le statut de réfugié est accordé à des personnes qui craignent d'être persécutées dans leur pays, et qui ne veulent ou ne peuvent pas lui demander protection.

• Si la raison de ces persécutions est liée à la race, la religion, la nationalité, l’appartenance à un certain groupe social ou les opinions politiques, il s'agit de l'asile conventionnel.

• Si la raison de ces persécutions est liée à des actions en faveur de la liberté. C’est l'asile constitutionnel.

Dès l'obtention du statut de réfugié, de nombreuses démarches seront à suivre

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1-  L'examen par l'OFPRA

Il existe donc plusieurs procédures d’examen d’une demande d’asile détaillé sur le site.

L’OFPRA statue dans un délai variable allant jusqu'à 6 mois (15 jours si le demandeur est en procédure accélérée, 96 heures si la personne est en rétention) en convoquant l’intéressé à une audition.

La décision de l’OFPRA est envoyée par lettre recommandée avec accusé de réception.

L'OFPRA peut octroyer le statut de réfugié (ou la protection subsidiaire) ou rejeté la demande d'asile.

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